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Physiologie · Physiologie endocrinienne · Fiche 03

Fonction endocrine des gonades et pancréas endocrine

Régulation hormonale de la reproduction et de la glycémie

Par l'équipe MedFiches · 4 objectifs · 4 questions de QCM · publié le 26 septembre 2026

Fiche relue et validée par un médecin

Ce que tu dois savoir faire après cette fiche

  1. 1.Décrire l'axe gonadotrope et la régulation hormonale de la fonction testiculaire.
  2. 2.Décrire la régulation hormonale du cycle ovarien.
  3. 3.Connaître les hormones du pancréas endocrine et leurs cellules d'origine.
  4. 4.Décrire les actions métaboliques de l'insuline et du glucagon.
Sommaire de la fiche

Introduction

Les gonades (testicules, ovaires) et le pancréas endocrine assurent des fonctions hormonales vitales : la reproduction, pour les premières, et l'homéostasie glycémique, pour le second. Ces deux fonctions sont, comme les autres axes endocriniens, sous contrôle hypothalamo-hypophysaire ou, pour le pancréas, sous régulation directe par les métabolites circulants.

I. Fonction endocrine des gonades

La fonction de reproduction est contrôlée par l'axe gonadotrope : l'hypothalamus sécrète la gonadolibérine (GnRH), qui stimule la sécrétion hypophysaire de FSH (folliculo-stimuline) et de LH (hormone lutéinisante), agissant à leur tour sur les gonades.

1. Fonction endocrine testiculaire

  • Le testicule assure une double fonction : exocrine (spermatogenèse, dans les tubes séminifères) et endocrine (sécrétion de testostérone par les cellules de Leydig, sous stimulation de la LH). La FSH agit sur les cellules de Sertoli, favorisant la spermatogenèse et la sécrétion d'inhibine (rétrocontrôle négatif sélectif sur la FSH). La testostérone exerce un rétrocontrôle négatif sur la sécrétion hypothalamo-hypophysaire de GnRH/LH.
  • Actions de la testostérone : développement et maintien des caractères sexuels secondaires masculins, spermatogenèse, anabolisme protéique, libido.

2. Fonction endocrine ovarienne

  • L'ovaire sécrète 2 hormones stéroïdes principales : les œstrogènes (essentiellement l'estradiol, sécrétés par les cellules de la granulosa du follicule) et la progestérone (sécrétée par le corps jaune après l'ovulation). Leur sécrétion varie cycliquement au cours du cycle ovarien.
  • Phase folliculaire : sous l'effet croissant de la FSH, plusieurs follicules se développent, dont un follicule dominant qui sécrète des quantités croissantes d'œstrogènes. Le pic d'œstrogènes en fin de phase folliculaire déclenche, par rétrocontrôle positif, le pic de LH responsable de l'ovulation (libération de l'ovocyte par l'ovaire, événement clé de la reproduction, permettant la fécondation ultérieure).
  • Phase lutéale : après l'ovulation, le follicule rompu se transforme en corps jaune, qui sécrète progestérone et œstrogènes, préparant l'endomètre à une éventuelle nidation. En l'absence de fécondation, le corps jaune régresse, la chute hormonale provoquant les règles.
  • Rétrocontrôles : les œstrogènes exercent un rétrocontrôle négatif en phase folliculaire précoce, puis un rétrocontrôle positif (pic préovulatoire) déclenchant le pic de LH ; la progestérone exerce un rétrocontrôle négatif en phase lutéale.

II. Le pancréas endocrine

Glande vitale, annexe du tube digestif, à fonction mixte : exocrine (suc pancréatique riche en bicarbonates et enzymes, déversé dans le duodénum) et endocrine (hormones déversées dans le sang). La partie endocrine ne représente que 1 % du volume pancréatique, mais reçoit 10 % de son irrigation sanguine.

1. Les îlots de Langerhans et leurs cellules

Cellule Proportion Hormone sécrétée Effet principal
Cellules α (alpha) 20 % Glucagon Hyperglycémiant
Cellules β (bêta) 70 % Insuline Hypoglycémiant (seule hormone hypoglycémiante)
Cellules δ (delta) 5 % Somatostatine Inhibition des sécrétions endocrines/exocrines voisines
Cellules F (PP) 5 % Polypeptide pancréatique Régulation des sécrétions pancréatiques
  • Chaque îlot de Langerhans présente une organisation caractéristique : une masse centrale de cellules à insuline (β), entourée en périphérie des autres types cellulaires.

2. L'insuline

  • Actions métaboliques : hypoglycémiante, elle favorise le stockage du glucose sous forme de glycogène (foie, muscle) et de triglycérides (tissu adipeux), inhibe la glycogénolyse et la néoglucogenèse, et favorise la synthèse protéique à partir des acides aminés. La destruction des cellules β (expérimentale ou pathologique) entraîne un diabète sucré.

3. Le glucagon

  • Hormone hyperglycémiante, antagoniste de l'insuline : stimule la glycogénolyse et la néoglucogenèse hépatiques pour élever la glycémie, notamment en période de jeûne.
  • Régulation de l'homéostasie glycémique : la glycémie est maintenue dans des limites étroites par l'équilibre antagoniste insuline/glucagon, l'hyperglycémie stimulant la sécrétion d'insuline (et inhibant celle de glucagon), l'hypoglycémie faisant l'inverse. La pancréatectomie totale entraîne un décès rapide.

Conclusion

La fonction endocrine des gonades, sous le contrôle de l'axe gonadotrope hypothalamo-hypophysaire, assure la reproduction et le développement des caractères sexuels, avec des mécanismes de rétrocontrôle complexes (négatifs et positifs) illustrés par le cycle ovarien. Le pancréas endocrine, par l'action antagoniste de l'insuline et du glucagon, assure quant à lui le maintien de l'homéostasie glycémique, fonction vitale dont la défaillance est à l'origine du diabète sucré. Ce chapitre clôt l'étude de la physiologie endocrinienne abordée dans ce cours.

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